27 juin 2008
Les dieux de l’Antiquité et le christianisme
(1)Les dieux de l’Antiquité et le christianismeDe nos jours, peu de gens croient en l’existence des êtres essentiels comme les gnomes, les elfes… et encore bien moins aux dieux de l’Antiquité. La plupart des gens considèrent même qu’une telle croyance serait en contradiction avec le christianisme et la vénération vouée au Dieu unique.
Les puissances du ciel Dans la Bible en français courant, les traducteurs mandatés par l’Alliance biblique universelle expliquent très objectivement que leur traduction de la première phrase du Psaume 29 : «Vous les puissances du ciel, venez trouver Dieu», peut également se traduire par : «Vous les dieux, venez trouver Dieu». Ils précisent d’ailleurs que les dieux en question sont ceux des religions païennes, invités ici à reconnaître la souveraineté du seul vrai Dieu. On voit que, non seulement l’existence des dieux n’est pas niée, mais encore que leur fonction est explicitée : les dieux sont les puissances du ciel, c’est-à-dire les puissances personnalisées des forces de la nature. Les dieux sont encore mentionnés de nombreuses fois dans la Bible : «Dieu se tient dans l’assemblée de Dieu ; il juge au milieu des dieux», peut-on lire dans le Psaume 82. Les dieux désignés ici sont bien les dieux essentiels vivant dans le ciel et non des créations humaines – des statues par exemple – puisqu’il est écrit : «Seigneur, tu n’as pas ton pareil, là-haut ; dans le monde des dieux personne ne t’égale» (Ps 89,7). Aucune contradiction non plus ici, les dieux existent et leur rang hiérarchique est bien précisé : les divinités essentielles sont en dessous de Dieu : «Oui, je le sais : le Seigneur est grand ; notre Maître surpasse tous les dieux» (Ps 135,5). |
(2) D’après les historiens, cette révélation ne parvint aux hommes qu’environ 1800 ans avant Jésus-Christ, par l’intermédiaire d’Abraham. Dès ce moment, il devient tout naturel que tous ceux qui poursuivaient une quête spirituelle se pénètrent de la nouvelle connaissance et abandonnent les anciennes. Un tel changement ne put cependant se faire aisément ni rapidement. C’est un processus qui s’étend sur une très longue période.
La perte de la croyance aux dieux Il ne faut pas oublier que si aujourd’hui l’existence du Dieu unique est bien connue et, d’une manière générale, admise, à l’époque des premières révélations le concernant, il s’agissait d’une connaissance absolument nouvelle et étrangère au mode de penser habituel. Pour favoriser ce passage, les humains vont alors sans cesse être exhortés à abandonner les cultes anciens pour le nouveau : «J’exige d’être ton seul Dieu», peut-on lire dans le Deutéronome (5,6-8) «Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face», précise le premier commandement. «Tu n’adoreras aucun autre dieu, car Yahvé se nomme jaloux, il est un Dieu jaloux» peut-on encore lire dans l’Exode (34,14). |
01 juin 2008
Le Tibet et la non-violence : À la recherche du bon combat
(1) Le Tibet et la non-violence : À la recherche du bon combat Le Tibet a vécu pendant des siècles fermé sur lui-même, interdit aux étrangers, faisant rêver les aventuriers qui y voyaient une sorte de paradis perdu. En 1949 cependant, le Tibet fut envahi par la Chine communiste qui venait officiellement le «libérer» d’un régime féodal dominé par les superstitions. Les 8 500 soldats tibétains ne purent résister à l’armée rouge forte de 300 000 hommes. La presque totalité des monastères furent détruits et les Tibétains estiment à un million le nombre de morts causées par cette guerre ou par la famine qui en résulta. L’invasion du Tibet : une catastrophe annoncée Dans un testament rédigé un an avant sa mort, survenue en 1933, le 13e dalaï-lama avait déjà prédit, de manière prophétique, ce qui adviendrait si le Tibet ne s’ouvrait pas au monde, s’il refusait de se moderniser et continuait ses querelles internes : «Dans peu de temps, nous devrons faire face à l’invasion rouge. Lorsque cela arrivera, nous devrons être prêt à nous défendre. Sinon, nos enseignements spirituels et culturels seront effacés. Les monastères seront pillés et détruits. Les moines et les nonnes tués ou chassés. Nous deviendrons les esclaves de nos envahisseurs et devrons errer comme des mendiants…»
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(2) Padmasambhava avait annoncé : «Quand l’oiseau de fer volera et que les chevaux iront sur des roues, le peuple tibétain sera éparpillé comme des fourmis sur la surface de la Terre…» L’actuel dalaï-lama partage complètement les opinions de son prédécesseur sur la nécessité de l’ouverture au monde et à la science, et sur les conséquences désastreuses annoncées dans la prophétie. Le dalaï-lama en exil et la non-violence Depuis l’invasion chinoise, le Gouvernement tibétain est exilé en Inde, avec l’actuel dalaï-lama à sa tête qui poursuit un combat médiatique pour la libération de son pays, un combat non-violent à la manière de Gandhi qui lui a valu le prix Nobel de la paix en 1989. Au cours de son discours d’acceptation, il s’exprimait ainsi : «La souffrance de notre peuple pendant les quarante années d’occupation est bien documentée. Nous avons mené un long combat et nous savons que notre cause est juste. Parce que la violence ne peut engendrer que violence et souffrance, notre combat doit demeurer non-violent et libre de toute haine. Nous tentons de mettre fin à la souffrance de notre peuple, et non pas à en faire souffrir d’autres. «C’est en gardant cela à l’esprit que j’ai proposé à de nombreuses reprises des négociations entre le Tibet et la Chine. |
«…En tant que moine bouddhiste, ma (3) préoccupation s’étend à tous les membres de la famille humaine et, à vrai dire, à tous les êtres sensibles qui souffrent. «…Ce prix confirme notre conviction qu’avec l’aide des armes de la vérité, du courage et de la détermination, le Tibet sera libéré.» Manifestations et répression à Lhassa À partir du 10 mars 2008, des moines bouddhistes manifestent au Tibet. Le 14 mars, la situation explose à Lhassa, alors qu’une centaine de moines sont violemment réprimés par les forces de l’ordre et que des centaines de Tibétains en colère viennent se joindre aux moines. Les manifestants mettent le feu aux boutiques chinoises, tandis que la police tire sur la foule. De son côté, le dalaï-lama a émis un communiqué demandant aux deux parties d’éviter la violence et exhortant les autorités chinoises à prendre en compte la rancœur du peuple tibétain en amorçant un dialogue avec celui-ci. Le Tibet est à nouveau fermé aux touristes. Dans le passé, la Chine n’a pas hésité à réprimer les manifestations par la force, mais les autorités ne peuvent plus démontrer une telle rudesse, alors que les yeux du monde sont maintenant tournés vers elles, à la veille des Jeux olympiques qui
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doivent avoir lieu à Pékin dans quelques mois.(4) Loin de fomenter la violence, comme l’en accusait les autorités chinoises – qui allaient jusqu’à qualifier le dalaï-lama de «loup dans des vêtements de moine» – le Gouvernement tibétain en exil a demandé de cesser temporairement les manifestations contre la Chine en signe de respect et de solidarité pour les victimes du séisme au Sichuan Faut-il résister à la violence ? Posons-nous maintenant la question : Que penser du concept de la non-violence et de ce qu’il englobe ? Le fait d’être non-violent implique-t-il de ne pas se défendre face aux autres, de céder et de souffrir en abandonnant le terrain aux personnes de mauvaise volonté ? Ou de «tendre l’autre joue», comme le disent les Évangiles. Cependant, il faudrait d’abord savoir ce que Jésus voulait réellement exprimer par ces paroles. Nous connaissons son exhortation à aimer nos ennemis (Matthieu 5,43-47) : «Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Et moi, je vous dis : Aimez vos ennemis et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de notre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et les injustes. Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense allez-vous en avoir ? Les collecteurs d’impôts eux-mêmes n’en font-ils pas autant ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens n’en font-ils pas autant ?» |
(5) Considérons maintenant ce conseil de «tendre l’autre joue», tel qu’on peut le lire dans Luc 6,29 : «À qui te frappe sur une joue, présente l’autre. À qui te prend ton manteau, ne refuse pas non plus ta tunique» ? Sur un site Web, des adolescents donnent leur avis sur cette question. Certains disent qu’il ne faut pas résister (une jeune fille de 17 ans), d’autres qu’il faut plutôt freiner les agresseurs, que nous les aidons à contrôler leur violence en leur imposant des limites (des jeunes hommes de 17 et 19 ans) ou qu’ils n’ont jamais bien compris cette phrase entendue à la messe dans leur enfance (un jeune homme de 15 ans). D’ailleurs, le «qui te prend ton manteau» de la citation biblique est bien d’actualité, dans le contexte du «taxage» entre jeunes. Clairement, cette parole biblique a troublé des générations de chrétiens depuis deux mille ans, tels que ceux du Moyen Âge qui se faisaient massacrer lors des raids et des pillages normands («Libérez-nous, Seigneur, de la fureur des hommes du Nord», priait-on à l’époque, «A furore Normannorum, libera nos, Domine»). Or, cette parole demeure encore une énigme pour beaucoup d’entre nous. «Aimez vos ennemis !» Mais comment ? La citation suivante, tirée du Message du Graal de Abd-ru-shin, peut apporter une réponse à notre questionnement sur la non-violence : «La religion de l’amour est mal comprise parce que la notion d’amour fut déformée et altérée de
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(6) multiples façons. En effet, l’amour véritable est en grande partie fait de sévérité. (…) «Si donc il est écrit : ‘Aimez vos ennemis !’ cela signifie : ‘Faites ce qui leur est utile. Châtiez-les donc s’il n’est pas d’autre moyen de les faire revenir de leur erreur !’ Cela revient à les servir, à condition toutefois de faire régner la justice, car l’amour ne saurait être dissociée de la justice ; ils sont uns ! «Faire preuve d’une indulgence inconsidérée reviendrait à encourager les défauts de l’ennemi et à le laisser ainsi glisser sur la pente escarpée. Serait-ce là de l’amour ? Bien au contraire, ce serait là se charger d’une faute ! «Une fois dépouillée de toute déformation et de toute étroitesse dogmatique, la religion de l’amour deviendra un enseignement on ne peut plus sévère et naturel, où il n’y aura place ni pour la faiblesse ni pour une indulgence dépourvue de logique.» Les chrétiens parlent d’amour du prochain et les bouddhistes de compassion, mais dans les deux cas le questionnement relatif à l’attitude à adopter face à la violence est similaire. Au début de cet article, nous avons cité la prophétie du 13e dalaï-lama, incluse dans son testament, qui demandait aux Tibétains de se défendre contre les envahisseurs, afin de sauvegarder leur culture spirituelle et leur mode de vie. La prophétie s’est malheureusement réalisée, puisque les |
(7) Tibétains n’ont pas pu changer les choses à temps, et l’actuel dalaï-lama admet que cela fait partie du «karma du Tibet». C’est-à-dire que le fait de n’avoir pas pris les moyens pour se défendre – établir une armée efficace, s’ouvrir sur le monde afin d’avoir accès à la science et à des alliances stratégiques –, a eu pour répercussion de devenir la proie des envahisseurs. En d’autres mots, on pourrait tirer cette conclusion : il s’agit pour l’homme de développer sa spiritualité, mais sans négliger les aspects matériels, sinon il peut en souffrir amèrement. Le bon combat Il y a bien longtemps, les Incas ont vécu un destin similaire. Abd-ru-shin en parle dans son livre «Questions et réponses». À un lecteur qui lui demandait comment expliquer le destin tragique des Incas, des êtres purs et candides qui souffrirent aux mains des conquistadors, il expliqua que les Incas «vivaient comme des agneaux inoffensifs». «Or, il est notoire que les agneaux et les loups ne peuvent coexister», écrivait-il.
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(8) «De cet événement l’humanité peut à nouveau tirer une leçon : à savoir que l’être humain a le devoir de toujours demeurer vigilant. Spirituellement et matériellement. Un homme – si évolué soit-il spirituellement – vivant déjà conformément aux principes de la Lumière, subira forcément des préjudices s’il n’est pas en même temps vigilant sur le plan matériel, s’il oublie l’entourage terrestre au milieu duquel il est tenu de vivre en sa qualité d’être humain et n’en tient pas compte, mais ne pense qu’à sa vie spirituelle tout en vivant sur terre. Il donne ainsi libre cours aux malveillances de ses prochains, favorise le développement de leurs faiblesses et de leurs fautes et leur donne – par surcroît – l’occasion de s’y déchaîner. Et cela est faux !» «Grâce à la vigilance, bien des maux peuvent être prévenus avant même que l’attaque ne puisse se déclencher. Voilà le bon combat, dans le sens qu’exige la Volonté de Dieu. C’est avec et par une inébranlable vigilance que tous doivent combattre !» Normand Charest |
1) Pico Iyer: «The Open Road – The global journey of the Fourteenth Dalai Lama», Alfred A. Knopf, New York, 2008
(2) Discours du 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso, sur : http://nobelprize.org
(3) Informations prises sur : www.tibet-info.net, www.nytimes.com (New York Times)
(4) www.tibet-info.net
(5) Abd-ru-shin : «Dans la Lumière de la Vérité – Message du Graal», tome II, conférence «La religion de l’amour», Éditions du Graal
(6) Abd-ru-shin : «Questions et réponses», question n° 78, Éditions du Graal
23 avril 2008
Les dieux et les êtres essentiels dans la religion,
Première partie 1 Les dieux et les êtres essentiels dans la religion, l'art et la médecine Nombreux sont les mythes populaires qui décrivent la puissance et l’activité des dieux. Mais jusqu’à quel point peut-on avoir confiance en de telles transmissions ? Les légendes relatives aux dieux ont-elles été inventées par les hommes ou se profile-t-il derrière elles une réalité qui nous est difficilement accessible ? Des dieux semblables aux humains ? Déjà, le philosophe grec Platon (427-347 av. J.-C.), dans son traité sur l’Etat «Politeia», a tenté d’apporter des réponses à ces questions. Ainsi, il mentionne que les poètes Homère et Hésiode auraient composé des «poèmes mensongers» au sujet des dieux, à la façon du peintre incapable de rendre ce qu’il veut reproduire. De cette remarque, on peut conclure que Platon lui-même croyait à l’existence des dieux. Dans un autre passage, le philosophe distingue légendes et contes «inventés» de ceux qui ne le sont pas. 2 été répandues par les hommes eux-mêmes. Limitée par ces perspectives par trop humaines, l’essence véritable des dieux doit rester cachée aussi bien que douteuse. Seigneur de tous les seigneurs Naturellement, sur cette question, les grandes religions, comme le judaïsme et le christianisme, ne peuvent se rattacher à la philosophie grecque. Cependant, à l’origine il existe clairement des mentions concernant les dieux des peuples étrangers. Dans le Deutéronome il est dit, par exemple : «Car, le Seigneur, votre Dieu, est le Dieu de tous les dieux et le Seigneur de tous les seigneurs...» Selon cette affirmation, l’existence des dieux étrangers – qu’ils soient considérés par les «païens» comme des divinités de la nature ou comme des créateurs et des guides de l’univers – ne peut être mise en doute, mais ils sont seulement placés au-dessus du Grand Dieu Unique. On trouve aussi, dans l’Ancien Testament, une tendance à considérer les dieux étrangers comme de simples idoles de niveau inférieur, à l’instar du peuple d’Israël lui-même qui succomba à l’«adoration du veau d’or». En agissant ainsi, les Hébreux ne pensaient pas honorer un «dieu» au service du Dieu Suprême, mais ils étaient plutôt conscients d’adorer une idole modelée par leurs propres désirs. 3 loua ainsi les Athéniens : «… je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j’ai même découvert un autel avec cette inscription : A un dieu inconnu ! Ce que vous révérez sans le connaître, c’est ce que je vous annonce.» (Actes 17, 22-23) |
2ème partie 1 Augustin, cet éminent père de l’Eglise, n’envisageait pas la situation de la même manière. Celui qui avait grandi dans la foi païenne de son père, crut devoir exercer une nette coupure entre son propre passé et la nouvelle foi chrétienne. Le grand maître chrétien, après avoir découvert la philosophie platonicienne, s’adressait ainsi aux Romains : «Ne suivez pas les dieux faux et trompeurs ; faites-les disparaître, méprisez-les, élevez-vous jusqu’à la vraie liberté. Ils ne sont pas des dieux, ils sont des esprits mauvais, pour qui votre salut éternel est un tourment.» En outre, il les qualifie de démons considérés à tort comme des dieux. 2 finalement, les guerres de religion. Tous ces malheurs n’en furent que les conséquences extérieures, perceptibles matériellement. Plus funestes encore furent les dégâts de ce comportement sur l’âme de ces hommes qui croyaient aux êtres de la nature, parmi lesquels comptent également ceux qu’on appelait les «dieux», donc les guides des éléments. Croire aux dieux : une étape de la connaissance La croyance dans les êtres de la nature, actifs sur les plans de l’au-delà, et donc invisibles à nos yeux de chair, n’est pas fortuite. Elle est confirmée par le nouveau savoir sur la création que Abd-ru-shin apporta dans son œuvre intitulée «Dans la Lumière de la Vérité – Message du Graal». Il y précise que la chrétienté, dans son refus de connaître les dieux antiques ou germaniques, commit une grave erreur. Car, cette foi en des guides invisibles de la nature – considérés autrefois comme des dieux – était le fruit de profondes expériences acquises au contact de la nature et de ces entités que le Message du Graal nomme les «essentiels». Lorsque les peuples germaniques se convertirent au christianisme, les missionnaires firent preuve d’une totale incompréhension à l’égard de cette croyance plus ancienne. 3 esprits humains. Elles passent en aveugles devant ce qui s’est produit jusqu’à présent et sont donc incapables de conduire quiconque à reconnaître Dieu de façon réelle et vivante. Avec la meilleure volonté du monde , elles ne le peuvent pas. |
3ème partie 1 Les êtres de la nature dans l’art Bien que l’Eglise et ses théologiens aient nié la réalité de tous les êtres de la nature, les vrais artistes de toutes les époques ressentirent leur existence – consciemment ou inconsciemment. Ils ignoraient souvent la raison pour laquelle ils incorporaient à leurs œuvres des images et des formes étrangères à l’ordre officiel. D’abord, les créatures fabuleuses des peintures du début du Moyen Age, puis les êtres surnaturels des portails et des chapiteaux des églises romanes, jusqu’aux gargouilles des cathédrales gothiques, l’histoire de l’art nous montre une galerie ininterrompue de figures sculptées illustrant le savoir occulte concernant les entités de la nature, ces entités tissant également les invisibles fils du destin humain. Dans les poèmes de Shakespeare, ainsi que dans ceux de Goethe, de Hölderlin ou de Hugo, apparaissent des génies, des elfes et des sylphes. Dans les contes des frères Grimm, nains, ondines, fées, elfes et géants témoignent de l’ancien savoir populaire sur ces forces secourables personnifiées.
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«Alors le dirent Fricka et Volla, sa sœur, 2 alors le dit Wotan, comme lui seul savait le faire, pour une fracture de jambe On ne peut savoir si l’invocation de Wotan et de Fricka se faisait en secret, en marge de la foi chrétienne, ou si elle n’était nullement en contradiction avec les enseignements chrétiens. Evidemment, notre époque qualifierait une telle invocation de sorcellerie païenne, donc suspecte, puisque nous ne pouvons imaginer que Wotan, Fricka et leurs serviteurs pouvaient intervenir réellement en apportant leur aide Des aides pour la guérison Dans l’évaluation des médecines et des méthodes de guérison des peuples étrangers, en particulier des «tribus primitives», on en est arrivé entre-temps à faire preuve de plus de tolérance, comme chez les aborigènes australiens. Il est plus vraisemblable que ces indigènes fortement reliés à la nature s’adressaient aux essentiels avec lesquels ils étaient en liaison et non directement à une divinité supérieure. Christian Baur |
12 mars 2008
Quelle influence ont les astres ?
les astres ? Première partie Quelle influence ont les astres ? 1 Des particules spirituelles Pour comprendre le processus, commençons par les atomes. Dans les atomes, l’énergie motrice est fournie par de minuscules particules d’esprit pourvues d’une force spirituelle qui est à vrai dire d’une gradation plus faible. Venues des hauteurs lointaines, ces particules affluent sans interruption jusqu’à nous, sur le plan de la matière dense, où elles sont à l’origine de la formation d’un grand nombre d’atomes de genres différents. Ce sont ces mêmes particules spirituelles qui s’unissent pour former les astres. C’est ainsi que notre Soleil lui-même est une immense concentration de particules spirituelles et que, dans son rayonnement, autrement dit dans les ondes électromagnétiques qu’il émet et que nous appelons lumière solaire, ce sont toujours ces particules spirituelles qui sont présentes. La question de savoir ce qu’est – au vrai sens du terme – la force dispensatrice de vie qui émane des rayons du Soleil, sans lesquels aucune vie ne serait possible sur terre, se trouve ainsi résolue. Un vaste réseau coloré Non seulement le Soleil, mais aussi tout ce qui existe, émet un rayonnement, ou plus exactement un mélange de radiations résultant des diverses combinaisons des 2 atomes entre eux. La terre, les astres, les pierres et les plantes possèdent donc leurs irradiations particulières ; il en va de même du corps des êtres humains et de celui des animaux. Ce sont ces radiations que la science commence seulement à comprendre à leur tout premier stade. L'ensemble de ces radiations forme un vaste réseau coloré, ramifié à l’extrême et relié à d’autres radiations en provenance du cosmos. Ce qui est déterminant Au milieu de ce prodigieux réseau de radiations se trouve l’esprit humain de la terre avec sa couronne radiante qui constitue l’antenne lui permettant de capter les radiations du cosmos. Des radiations favorables et défavorables 3 L’activité de ces œuvres est exprimée de façon très claire dans la langue par les «verbes». Ne dit-on pas qu’une pensée nous trotte dans la tête, que la peur nous gagne, que l’inquiétude nous ronge, qu’une passion nous tourmente ou que la joie nous transporte ? Ce ne sont pas là des formules creuses mais des processus réels, bien qu’invisibles, auxquels ces expressions donnent corps. 2ème partie Quelle influence ont les astres ? Les prédictions astrologiques Après ces explications, il n’est plus très difficile de saisir le véritable sens d’une 4 prédiction astrologique. Pour autant que cela soit possible aujourd’hui avec les astres dont nous disposons pour nos calculs, on peut préciser le moment où des répercussions maléfiques ou bénéfiques sont susceptibles de se produire. Tel est par exemple le cas lorsque Saturne forme en se déplaçant dans le ciel un «mauvais» aspect par rapport à la position de Mars dans l’horoscope de naissance. Mais cela n’est pas encore suffisant pour donner une interprétation exhaustive. Il faut également savoir si un karma est effectivement présent dans les canaux en question. |
5 la vie. Cette accélération comprime fortement dans le temps tous les déclenchements, si bien qu’il en résulte un amoncellement spectaculaire de dénouements karmiques en tous genres. Cela donne une accumulation d’événements qui se réalisent, et que l'on a pu prédire à partir de simples calculs de l’avenir, sans que l’astrologue sache si des fils karmiques sont présents ou non. Donner aux prédictions la place qui leur revient A toutes ces prédictions s’ajoute encore quelque chose d’essentiel : la façon dont l’être humain réagit. Dans la plupart des cas, il est inquiet si ce qu’on lui dit n’est pas favorable ; son assurance et sa confiance en sont tellement ébranlées que, même lorsque les canaux fonctionnent à vide, sa peur de l’avenir entraîne un accomplissement qui, sans cela, n’aurait pas eu lieu ! Sous certaines réserves 6 Il est indéniable que l’établissement d’un horoscope de naissance donne aussi des indications pour le présent en ce qui concerne les rapports avec le monde environnant (éducation, profession, relations avec autrui, prédisposition à certaines maladies...) Toutefois, pour juger de tout cela, il faut, en plus des circonstances terrestres, tenir compte de l’âme du natif et de son entourage de matière subtile, avec tous les fils du destin, bons ou mauvais, qui n’ont pas encore été dénoués. Les calculs astrologiques offrent donc uniquement la possibilité de donner des interprétations de toutes sortes, si bien qu’il est extrêmement difficile de savoir ce qu’il en est vraiment. On peut toutefois avoir recours à un horoscope sous certaines réserves. Quelle influence ont les astres ? 7 Peut-on y échapper ? 3ème partie Ni influence, ni contrainte L’activité des astres ainsi décrite nous permet de comprendre pourquoi les astres ne peuvent ni influencer notre libre arbitre ni exercer une quelconque contrainte sur nous. L’influence qu’on leur prête vient au contraire de l’homme lui-même qui fournit de son plein gré «l’étoffe du destin». Les astres ne font que la lui restituer sous une forme identique mais multipliée, tout comme une graine donne de nombreux fruits. Si pénibles que puissent être les chocs en retour, l’être humain est toujours en mesure, en se transformant pour le bien, de se protéger contre un mal qui doit lui revenir. Et s’il arrive malgré tout qu’il soit touché de plein fouet, il ne doit pas «s’en prendre au destin», ni surtout se laisser entraîner à commettre d’autres méfaits. Sinon, il ne fait qu’aggraver son cas et, comme on le dit fort justement, il se jette à l’eau de peur d’être mouillé. Il y a toujours des moments de répit Qu’il songe plutôt aux paroles de Jésus : «Mais moi, je vous dis de ne pas résister au mal» (Matth. 5,39). Si nous entendons par là le mal qui reflue sur l’homme, ces paroles signifient que l’être humain agit correctement lorsqu’il se livre en toute confiance à la Justice divine en affrontant 8 courageusement le destin néfaste qui le frappe et en vivant pleinement les conséquences de ses actes erronés. Il y a toujours des moments de répit : les astres y pourvoient en interrompant de temps à autre, par des radiations bénéfiques, la chaîne des conséquences néfastes. L’être humain opprimé et affligé est ainsi contraint de se réveiller spirituellement et, en fin de compte, il sort renforcé du combat qu’il a livré contre «la puissance du destin». Ce faisant, il s’est vaincu lui-même parce qu’il a surmonté ses fautes et ses faiblesses. En vivant les conséquences de ses actes et de ses pensées, il a reconnu que son destin était mérité et équitable. Un destin bienheureux Cependant, veillons à l’avenir à ne faire que le bien et détournons-nous du mal afin que les astres ne nous apportent que du bien en retour. Un destin bienheureux nous échoit alors et permet à notre évolution spirituelle de s’accomplir de façon harmonieuse, jusqu’à ce qu’un jour nous soit accordée ici sur terre une heure inscrite dans les étoiles, donc une heure bénie par le destin, heure lors de laquelle il nous est donné de reconnaître la Vérité éternelle ! Herbert Vollmann |
06 février 2008
Porter le deuil... être en deuil
Porter le deuil... être en deuil
La rupture, souvent brutale Les traumatismes d’ordre physique exigent un certain temps de réparation. Il faut avoir la sagesse d’attendre que la nature ait fait son travail. Il en est de même pour les blessures de l’âme, et il est aussi peu raisonnable de ne pas vouloir admettre son chagrin que de refuser de soigner une plaie. A l’opposé, s’enfermer dans la douleur revient à empêcher la plaie de se cicatriser, avec tous les risques que cela comporte. Le processus de cicatrisation psychique requiert une mobilisation active de l’être tout entier afin de pouvoir, comme le suggèrent diverses expressions, tourner la page, boucler la boucle, bref : faire son deuil. Faire son deuil Faire son deuil ne veut pas dire oublier, comme certains pourraient le craindre. Les expériences fortes, les élans d’amour authentique ne s’oublient jamais. L’esprit en est imprégné, éclairé tout au long de sa vie terrestre, et il les emporte avec lui dans l’au-delà. Chacun a l’occasion de faire régulièrement l’expérience du deuil, et cela commence dès l’enfance avec le jouet préféré brisé, les premières déceptions et, bien plus encore, la perte de l’animal qui fut le cher compagnon et confident. Les enfants font ainsi peu à peu l’apprentissage de la séparation et de la mort et réagissent en général très naturellement devant la perte d’un adulte, dès l’instant où on ne leur cache rien et où ils peuvent par exemple aller dire au revoir au grand-père décédé. C’est la connaissance de la vérité sans détours qui leur permet de faire leur deuil, si dur soit-il. Pour un adulte, il est intéressant d’observer autour de soi les circonstances qui peuvent conduire une personne à s’enfermer dans un deuil. Sur qui pleure celui qui reste ? Sur l’être qui s’en est allé ou sur lui-même ? Si l’on considère le fait que ceux qui ont vécu des expériences de mort approchée disent en général qu’ils se sentaient bien et |
ceux qui restent... Pour celui qui reste, les difficultés ne peuvent être que d’ordre matériel et sentimental. En effet, en plus du chagrin peuvent apparaître les problèmes liés au changement de situation engendré par la disparition du proche. D’où l’intérêt d’être prévoyant et de préparer l’avenir quand tout va bien. La force psychique de réaction se prépare quotidiennement en s’efforçant d’enrichir sa vie intérieure. Il est très important de ne jamais abdiquer sa propre personnalité afin de ne pas mener l’existence du lierre qui s’effondre avec l’arbre sur lequel il s’appuyait. Il peut être également très difficile de faire son deuil quand subsiste le poids du remords, celui de n’avoir pu réparer certains actes ou certaines paroles, celui de n’avoir pas eu le courage de dire ou faire certaines choses. D’où la nécessité de veiller tout au long de la vie terrestre à être en règle avec soi-même et avec son prochain. Apprendre à vivre permet d'apprendre à mourir Nous avons tous besoin les uns des autres pour évoluer et c’est la raison pour laquelle il nous est donné de marcher côte à côte pendant un certain temps. Ensuite, quand les voies se séparent, parce que chacun doit trouver et suivre la sienne, il ne faut pas que celui qui reste demeure assis sur le bas-côté. Faire son deuil, c’est se relever courageusement et continuer à avancer. Apprendre à vivre permet d’apprendre à mourir ! «Il vous est accordé de parcourir les Créations ! C’est en cela que réside le commandement du mouvement continuel ! Il ne vous est pas permis de rester sur place. ... Et durant cette pérégrination, vous ne devez pas, pour satisfaire un quelconque désir, infliger de peine à ceux qui, comme vous, parcourent la Création !»*
Monique Giraud
* Message du Graal (tome 3, conf. 16) |
05 février 2008
Le silence
Le silence Le silence est essentiel pour l'être humain s'il veut entrer en contact avec son « moi » véritable, s'il veut reconnaître et mettre en valeur les nobles aspirations qui sont là, tout naturellement, au plus profond de son être. C'est le silence qui nous permet le mieux d'entrer en contact avec l'Auteur de la vie, Dieu. Il nous permet de puiser dans « l'invisible » toute la force, toute l'inspiration qui nous sont nécessaires pour vivre en harmonie, pour vivre de la façon la plus profitable pour notre entourage et pour nous-mêmes. Afin de profiter de toutes les richesses du silence, il n'est pas nécessaire de se couper définitivement du monde ni de s'isoler longtemps. Il nous faut vivre aussi en contact avec le monde environnant, mûrir grâce aux expériences vécues qui proviennent de ce lien avec le monde extérieur. . |
Si le monde avait évolué dans le sens de la Volonté du Créateur, l'être humain n'aurait été entouré que de belles oeuvres, d'harmonie, de paix et de joie. Tout cela l'aurait amené, le plus naturellement du monde, à lever un regard reconnaissant vers Dieu, le coeur empli de gratitude. Ce qui est bon et noble en lui se serait alors épanoui grâce à ce contact À travers son oeuvre, Abd-ru-shin mentionne à maintes reprises la force du bon vouloir comme moyen de s'élever spirituellement et de se mettre à l'abri - complètement ou partiellement selon le cas - des divers coups durs ou épreuves venant de notre karma. « Cependant, la force du bon vouloir, cette forte protection, sera élevée et favorisée par la puissance du silence. « C'est pourquoi, chercheurs, je vous adresse une fois encore ce pressant appel : « Gardez pur le foyer de vos pensées et pratiquez ensuite en premier lieu la grande puissance du silence si vous voulez vous élever. » Dans la Lumière de la Vérité |
14 novembre 2007
La Bible deuième partie En conclusion
En conclusion Bible suite 4 A l’instar du film «la Passion» du réalisateur Mel Gibson, qui fit couler beaucoup d’encre lors de sa projection sur les écrans de cinéma, le film «Da Vinci Code» aura au moins eu le mérite de remettre au premier plan l’homme qui s’appelait Jésus, encourageant par la même occasion certains d’entre nous à s’y intéresser d’un peu plus près. Cela dit, à part quelques-uns qui, au mépris de toutes les preuves vraisemblables, réfutent encore la réalité de son histoire humaine, il nous faut bien constater qu’en l’absence de documentations détaillées se rapportant au vivant de Jésus et aux années qui ont suivi sa mort, des pans entiers de sa personnalité ne pourront que rester méconnus. Mais au bout du compte, qu’est-ce que cela nous apporterait pour pouvoir estimer la valeur de sa Parole ? Première partie Da Vinci CODE Qu’est-ce que la Bible ? Qui est l’auteur de la Bible ? Suite deuième partie la Bible Da Vinci CODE L’esprit ou la lettre ? La pièce manquante : la connaissance de la réincarnation En conclusion |
La question essentielle Nous serons passés à côté de la question essentielle : qu’est-ce que cet homme, hors du commun, est venu apporter aux humains de cette terre ? C’est une fois encore la Bible, malgré tous les outrages du temps qu’elle a subi au cours de ces deux derniers millénaires, qui apporte la réponse à l’humanité d’aujourd’hui. Dans la Lumière de la Vérité Message du Graal Abd-ru-shin |
la Bible deuième partie La pièce manquante : la connaissance de la réincarnation
La pièce manquante : la connaissance de la réincarnation 3 deuième partie la Bible En examinant encore de plus près les textes sacrés, vous découvrirez également la pièce manquante indispensable pour pouvoir saisir intégralement le message de Jésus. Une fois de plus les réponses sont apportées par l’Histoire elle-même. Le drame s’est joué en l’an de grâce 553 de notre ère, lors du cinquième concile qui se tint à Constantinople. A cette époque, l’Eglise est en proie à de nombreuses dissensions autour de la personnalité du Christ et de la compréhension de son enseignement. Afin d’éviter un schisme qui la menace, L'Eglise cherche à maintenir son unité par l’acceptation pour tous d’une foi unanime ; il fut donc nécessaire de réaménager la doctrine afin de recouvrer la pérennité de l’ensemble. C’est ainsi qu’il fut entre autres décidé de nier le principe de la réincarnation qui ne put subsister que dans les nombreux textes apocryphes rejetés par l’Eglise. Dans tous les cas mentionnés ci-dessus, peut-on encore dire que les gardiens des Dans la Lumière de la Vérité Message du Graal Abd-ru-shin textes sacrés ont été fidèles à l’esprit ou 4 même à la lettre ? Doit-on attribuer cet ouvrage collectif qu’est la Bible aux quarante auteurs généralement reconnus par les exégètes, ou faut-il y ajouter toutes ces personnes anonymes qui y ont apporté des modifications petites ou grandes ? Peut-on considérer que les écrits se rapportant à la personne de Jésus nous soient parvenus intacts et dans leur totalité ? Ce qui est en tout cas certain, c’est que la bible contient deux volets : une histoire qui s’offre aux yeux dès la première lecture, et un message en filigrane, qui se dévoile au fur et à mesure de l’ouverture de conscience du lecteur qui s’y intéresse. Cela dit, il est assez singulier de constater que certaines personnes s’offusquent à l’idée qu’il soit possible d’écrire un livre ou de tourner un film, qui crée la confusion dans l’esprit du public quant à la chasteté ou une possible paternité de Jésus, alors qu’elles n’ont aucune difficulté à accepter que Jésus, dans son enfance, ait donné vie aux oiseaux d’argile qu’il modelait, et que plus tard il ait eu la faculté de pouvoir marcher sur l’eau (Matth. 14, 26-29), ou encore, qu’il soit retourné au Père, avec son corps physique, reniant de la sorte, tant ses propres paroles «la chair ne sert à rien» (Jean 6,63) que l’enseignement qu’il était venu nous donner (Matth. 5,17-19 ; Marc 13, 31). Qu’il se soit soustrait de la sorte à toutes les lois physiques qui dérivent de la nature même des choses ne les choque même pas !
Dans les évangiles, le Messie en personne fait allusion à maintes reprises aux vies antérieures : «Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n’en a point paru de plus grand que Jean-Baptiste… Si vous voulez le comprendre, c’est lui qui est l’Elie qui devait revenir» (Matth. 11,11-15). Dans un autre passage, Jésus demande à ses disciples qui dit-on qu’il est, et ses disciples lui répondent : «Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Elie ; les autres, Jérémie, ou l'un des prophètes». (Matth. 16,13-15). Ce qui prouve bien que le peuple était au fait des réincarnations successives, comme l’étaient tout autant les prêtres (Jean 1,21) et les disciples. (Jean 9,1-3 ; Matth. 17,10-13) Mais pourquoi alors la réincarnation n’est-elle pas divulguée ouvertement dans les textes bibliques ?
Quant aux relations que Jésus et Marie-Madeleine ont pu entretenir, dont le film «Da Vinci Code» s’applique à démontrer la véracité, nul ne peut nier qu’elles aient existé, mais de là à soutenir que ce furent des rapports charnels, il n’y a qu’un pas que, faute d’indices suffisamment probants, nous ne sommes certainement pas prêts à franchir.
la Bible nous a t-elle tout révélé?…suite Deuième partie 1
la Bible nous a t-elle tout révélé?…suite 1 Alors qu’il avait déjà été vendu à plus de cinquante millions d’exemplaires de par le monde sous sa forme papier, le «Da Vinci Code» vient d’être livré au public des salles obscures des quatre coins de la terre. L’esprit ou la lettre ? C’est donc par le biais des hommes d’Eglise et de l’iconographie, dont étaient richement décorés les lieux de cultes, que continua à se propager la foi chrétienne. Mais comment traduire les textes originaux sans trahir le message qu’ils contiennent ? Qui n’a pas en mémoire cette parole de Jésus à son apôtre Pierre : «Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je
bâtirai mon Église» (Matth. 16,18). Mais était-ce vraiment la phrase que Jésus a dite à Pierre ? La réponse est clairement : non ! Tout d’abord il faut savoir que le Messie s’exprimait en araméen alors que les évangiles furent rédigés en grec, ce qui
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